Anonyme
Aye d’Avignon Genre de texte Contexte Notes
- l. 13: église Saint-Simon: à Avignon.
Texte original Édition critique
Chanson de geste
Aye fait ce troisième songe au moment où Ganor, le Sarrasin amoureux d’elle, enlève le fils qu’elle a eu de Garnier, son mari.
- l. 11: Aufalerne: tour d’Avignon
Édition critique par S. J. Borg. Genève : Librairie Droz, «Textes littéraires français», 1967, vers 2516-2528.
Deux ours, un lion et un épervier
Et la duchesse Aye était en Avignon
Dans une chambre décorée à la mode de Salomon.
Et elle fit un songe qui la fit beaucoup se troubler :
Sa cité brûlait dans le feu et le charbon,
Et, devant elle, il y avait deux ours et un lion.
Le petit Gui, tout nu, était devant eux, au pied de l’escalier.
Les deux ours le jetèrent dans la gueule du lion;
En haut, venu du ciel, arriva en volant un épervier,
Lequel, avec ses griffes, prenait l’enfant dans la gueule du lion,
Et l'emportait vers les nuages, en haut.
Tout droit vers Aufalerne il le déposait près de la tour.
La dame se réveilla très effrayée.
Après, elle alla prier à l'église Saint-Simon.